Publié le 20 avril 2026

Une expo qui a du mordant à la médiathèque !

Une expo qui a du mordant à la médiathèque !

Depuis le 10 avril, la Médiathèque s’est transformée en véritable bestiaire artistique. Animaux détournés avec des objets du quotidien, chiens en tenue du XIXe siècle, saint George renversé par son dragon, éléphant dalien perché sur ses longues pattes… L’exposition Anima, animae : l’animal dans l’art – mythe et réalité de l’Atelier Municipal des Arts (AMA) a organisé son vernissage le vendredi 17 avril en présence de Dominique Arramond, maire-adjointe en charge des affaires culturelles accompagnée de Madeleine Navarro, conseillère déléguée aux maisons de quartier. Une soixantaine d’élèves, enfants, adolescents et adultes y exposent leurs créations jusqu’au 6 juin. 

 

À l’origine du projet, Alain-Jacques Lévrier-Mussat, plasticien et professeur d’arts plastiques à l’AMA depuis plus de dix ans. Pourquoi ce titre latin, un peu énigmatique ? “C’est une déclinaison latine. Peut-être parce que ça renvoie à une approche plus mystérieuse du mot animal. Dans cette exposition, on est sur un animal qui, rejoué, déjoué, raconte des histoires.

 

Le thème a été proposé par Karine Aristin, responsable de la Médiathèque qui accueille les expositions de l’AMA. “Petits et grands ont été conviés à réfléchir sur une déclinaison possible entre histoire de l’art, rêves, souvenirs et recherche”, résume le professeur. 

Un bestiaire entre humour et poésie

Le parcours de l’exposition est foisonnant. Les jeunes ont travaillé dans l’esprit d’Andy Warhol avec des sérigraphies d’un âne sur fond de journaux découpés. La sculpture qui accompagne l’ensemble représente une bibliothèque surmontée d’un âne pensif, directement emprunté au Penseur de Rodin. 

Le groupe des moyens, lui, a laissé vagabonder la fantasmagorie : tortue qui sert des chips, canard dont les ailes se muent en trompettes, petit monstre surgissant de sa boîte… “Ils font vagabonder leur imaginaire” commente Alain-Jacques Lévrier-Mussat. 

Les adultes ont emprunté des voies plus personnelles. Certains ont plongé dans les légendes pyrénéennes, d’autres ont opté pour l’univers gothique, les chimères médiévales et l’Égypte ancienne. Une galerie de portraits de chiens en noir et blanc, habillés en rois et princesses, court le long d’un mur. 

Une belle dynamique qui se confirme

Pour Dominique Arramond, l’AMA incarne quelque chose d’essentiel : “Année après année, cet atelier ne cesse de se développer. Une belle dynamique qui se confirme et témoigne de l’attractivité de la pratique artistique sur notre territoire.” Elle a également salué le travail du professeur et de Maryse Michelon, qui l’accompagne dans l’enseignement : “Tous deux, vous transmettez bien plus que des techniques : vous partagez une passion, un regard, une sensibilité. Vous permettez à chacun, quel que soit son âge, de s’exprimer, de créer et de s’épanouir. Je remercie le service Culture – Événementiel de la Ville de Lourdes qui accompagne l’AMA tout au long de l’année ainsi que Patrick Vignes, président de la Communauté d’Agglomération Tarbes Lourdes Pyrénées et Karine Aristin pour l’accueil de cette exposition.” 

Alain-Jacques Lévrier-Mussat a remercié les services de la Ville ainsi que tous les élèves qui font vivre l’Atelier Municipal des Arts.

 

L’exposition se tient jusqu’au 6 juin. Mais l’AMA ne s’arrête pas là : une participation au Château fort – Musée pyrénéen autour de l’orographie est prévue. Et pour les Estivales 2026, Alain-Jacques Lévrier-Mussat propose une semaine d’immersion du 27 au 31 juillet avec des ateliers pour enfants et adultes, œuvre collective dans l’espace public et une restitution ouverte à tous. 

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