C’est officiel : lors de la séance du Conseil municipal du 22 septembre, les élus ont approuvé la dénomination du pont : Pont Léon XIV. Un nouveau nom pour un pont entièrement reconfiguré et reconstruit, mais surtout un nouveau symbole pour Lourdes.
Depuis sa réouverture le 5 mars dernier, le pont a retrouvé sa place en ville. Axe majeur d’entrée et de sortie de la zone touristique, il ouvre aussi aujourd’hui un nouveau chapitre de son histoire.
Un nom qui ressemble à Lourdes
Le choix du nom Pont Léon XIV fait écho au rayonnement international de Lourdes, à son histoire spirituelle et à ses valeurs fraternelles.
Une appellation qui prend tout son sens dans une ville où se rencontrent chaque année des visiteurs venus du monde entier. Ce message de fraternité est également porté par une nouvelle œuvre d’art.
Une statue pour célébrer la fraternité
Cette œuvre a été commandée par la Ville à Jean-Jacques Abdallah, sculpteur des Hautes-Pyrénées. Installée sur l’un des murets d’about (un petit mur situé à l’extrémité du tablier côté avenue Peyramale), la statue « La Fraternité entre les Peuples », accompagne désormais les Lourdais et les visiteurs du monde entier.
Elle évoque la paix, la rencontre et la solidarité entre les peuples : un message profondément lié à l’identité de Lourdes car le nouveau pont devient ainsi plus qu’un ouvrage permettant de traverser le Gave. Il devient un trait d’union. Un trait d’union entre les quartiers de la ville, entre les habitants et les visiteurs, mais aussi entre les cultures et les peuples qui se rencontrent à Lourdes.
96 ans après…
Construit en 1930 par Louis Pomès, le pont avait subi au fil des années d’importants dommages, notamment lors des crues du Gave de Pau d’octobre 2012 et de juin 2013. Après des travaux de confortement et de stabilisation réalisés en 2016, puis une réouverture partielle à la circulation en 2021, sa reconstruction est apparue indispensable afin de répondre aux besoins de fonctionnement urbain, de risques d’inondation (en supprimant le pilier central) et d’insertion paysagère (design sobre et harmonieux en phase avec l’environnement naturel).
À propos de Jean-Jacques Abdallah
Issu d’un milieu paysan, Jean-Jacques Abdallah puise dans la nature et ses montagnes natales l’inspiration de toute une vie dédiée à la pierre. Formé à l’École des Arts de Tarbes, il installe son atelier à Arras-en-Lavedan en 1995, où il exerce depuis comme sculpteur professionnel.
Son œuvre explore aussi bien la figure humaine et animale que l’abstraction géométrique. Travaillant principalement le marbre et le granit, il cherche à révéler la ligne essentielle de la matière plutôt que le détail, retirant “la matière qui est en trop, et qui emprisonne l’œuvre”. Ses sculptures, tantôt intimes, tantôt monumentales, ornent aujourd’hui les places de nombreuses villes et villages, de Tarbes à Lourdes en passant par Cauterets et Argelès-Gazost.
Coordinateur artistique, il a organisé et animé plusieurs symposiums de sculptures. Son travail a été exposé en France comme à l’étranger et ses œuvres figurent dans des collections privées à travers toute l’Europe.
C’est dans cet esprit de dialogue entre les peuples, qui traverse toute sa démarche artistique, qu’il a conçu La Fraternité entre les peuples, une statue en pierre d’Arudy.